Les 11 types de questions que vous souhaitez absolument éviter à la fin de votre prise de parole

Une prise de parole, qu’il s’agisse d’une présentation d’un plan produit, une conférence à large audience, une réunion interne ou un atelier commercial, se termine souvent avec une séance de questions-réponses. Si vous avez préparé et maîtrisé votre discours de bout en bout, vous ne pourrez pas savoir comment votre public va réagir lorsque vous lui donnerez la parole. 

Une fois votre prise de parole terminée, c’est le moment pour votre audience de tester votre compétence sur le sujet abordé, et pour vous, de parer à toute question (ou manque de question) qui viendrait saper le travail que vous venez de faire. Voici onze cas de figure les plus courants, et pour chacun, une façon de s’en sortir efficacement :

1/ L’absence total de questions

Que cela soit la timidité des participants, le manque d’intérêt pour le sujet abordé, ou l’impression que tout a été abordé, vous ne pouvez pas vous satisfaire d’une absence de réactions. Pour décomplexer votre public, n’hésitez pas à préciser « N’ayez pas peur de poser une question, même si elle vous semble trop simple, ou si vous croyez que je l’ai déjà abordée ». L’important est de mettre en confiance, quitte à préciser qu’il y a forcément des points sur lesquels vos spectateurs voudront des précisions (ce qui les poussera à en demander).

2/ La question à coté de la plaque

C’est un phénomène bien connu des organisateurs de réunions : à la fin de votre discours, une personne dans votre audience décide de poser une question totalement hors-sujet. Derrière les rires gênés des collaborateurs ou du public, vous devez rapidement calmer le jeu. Précisez que la question est intéressante mais concerne un tout autre sujet qui n’est pas à l’ordre du jour. Cela fermera la porte aux personnes susceptibles de vous poser le même type de questions.

3/ La question polémique

A interlocuteur impertinent, réponse impertinente : renversez la situation. Par exemple, un collaborateur vous demandant « Mais pourquoi n’abordez-vous pas le vrai problème sur notre compétitivité ? », répondez « Parce que nous attendions que vous nous l’expliquiez, quel est-il ? ». Cela déstabilisera l’interlocuteur et le temps qu’il s’explique, vous pourrez préparer une conclusion comme « J’ai écouté vos remarques et nous les prendrons en compte lorsque le sujet sera abordé, une autre question ? ». L’important est de garder la personne à distance et ne pas rentrer dans son jeu.

4/ La question auto-promo

Une pratique répandue est de poser une question très longue qui inclue la promotion d’une solution (hébergement web, e-marketing …) que la personne veut vendre à l’orateur, et au public. Non seulement elle fait perdre du temps et elle plombe l’ambiance. N’hésitez pas à interrompre le monologue avec par exemple : « Désolé de vous interrompre, mais y-a-t-il une question que vous voulez me poser ? ». Et si la personne a déjà pu caser son entreprise dans la question, vous pouvez ajouter : « Je suis ici pour donner des réponses aux interrogations, pas acheter des solutions à de futurs partenaires ». Voilà de quoi stopper net les envies de sortir sa carte de visite en public.

5/ La question piège

Vous pouvez très bien tomber sur un collaborateur ou une personne dans l’audience qui connaît le sujet sur le bout des doigts et testera vos connaissances jusqu’au bout. Pour éviter le silence gêné, précisez que vous n’allez pas rentrer dans les détails et que vous pourrez donner plus de précisions prochainement. Le mieux reste encore de repérer les éventuelles questions pièges en amont pour s’y préparer …

6/ La question embarrassante et personnelle

Similaire à une attaque personnelle, la question embarrassante nécessite de rester calme et avoir une réponse déjà prête. Si on vous demande par exemple si vous pensez avoir réussi votre réunion, ou si vous allez recevoir une promotion suite à votre présentation, renvoyez la question avec un « C’est à vous de me le dire ». Dans le cas ou la question dépasse les bornes, précisez que ce n’est pas le lieu ou le moment de discuter de ça.

7/ La question qui prouve qu’on ne vous a pas compris

Dans le cas où vous faites face à un interlocuteur qui ne semble pas avoir compris un point de votre présentation, pour éviter la redite, renvoyez le au compte-rendu, ou à une documentation sur le sujet. Cela économisera du temps pour vous, et les personnes qui ont suivi votre discours.

8/ La question que vous ne comprenez pas du tout

Si vous ne comprenez pas la question que l’on vous pose, demandez directement des précisions. L’important est de trouver des techniques pour faire reformuler la question, et de s’attacher à ce que vous en avez compris. Dans le cas où même après répétition, elle reste incompréhensible, pensez aux réponses diplomatiques comme « Je n’ai pas plus d’informations que vous sur le sujet ».

9/ La question que vous ne vouliez pas avoir

Être pris au dépourvu, ça peut arriver à tout le monde. Si vous souhaitez éviter la question que vous ne vouliez pas avoir, il faut tout simplement que vous y ayez répondu lors de votre prise de parole. En solution de secours, prétextez que ce point sera abordé lors d’une réunion future.

10/ La question à rallonge

A l’inverse de la question auto-promo, la question à rallonge sincère peut paraître plus importante. Il faudra néanmoins couper court à l’intervention de suite. Un « Excusez moi de vous couper mais pouvez vous en venir à la question ? » ou « Pourriez vous synthétiser car nous avons un temps limité et d’autres personnes souhaitent poser des questions ? » dès que vous la détectez vous sauvera d’une grosse perte de temps.

11/ La question qui ne vient jamais

Il arrive aussi que vous attendiez une question pour laquelle vous aviez une réponse toute prête. Si elle n’arrive pas, tentez de donner des pistes. Demandez si quelqu’un a une question sur le sujet qui vous intéresse, et au pire, reformulez votre réponse pour en faire un supplément d’information en fin de présentation.

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