Bataille de Nerf au bureau : il ne comprend pas le jeu et tue son collègue pour de vrai

Le drame s’est produit vendredi après-midi aux alentours de 17 heures, dans une start-up du centre-ville de Bordeaux. Selon les premières indications du procureur, l’employé subissait une lourde période de stress. Il est possible qu’il ait tout simplement « craqué ».

Ses collègues, ainsi que ses proches le décrivaient comme quelqu’un de « discret », «réservé», « très gentil ». Vendredi après-midi, Jean-Guy a transcendé sa timidité presque maladive… Faisant malheureusement trois morts et deux blessés.

16 heures 30 vendredi après-midi, alors que l’ambiance est on ne peut plus morose dans l’open-space de l’entreprise Daguital, Steeve, l’employé « le plus taquin de la bande » sort de son tiroir un pistolet « Nerf » muni de ses cartouches en mousse, et attaque l’un de ses collègues. Ce dernier riposte aussitôt, bien décidé à en découdre, et à évacuer ainsi les préoccupations de la journée.

« Ce genre de bataille à coup de cartouches en mousse arrivait souvent en fin de journée. Nous avons presque tous un pistolet Nerf dans nos casiers, cela nous permet de nous détendre lorsque la coupe est pleine. On se marre bien. Un jour, une cartouche m’avait touchée en plein milieu du front. J’ai gardé la marque presqu’une semaine. Qu’est-ce qu’on a pu rire avec ça ! », a indiqué à la police Véronique, l’une des employées témoin de la scène.

Alors que le jeu bat son plein ce vendredi,  l’une des munitions de mousse va alors atteindre Jean-Guy, toujours concentré derrière son écran, visiblement décidé à ne pas prendre part à la bataille. Mais, tandis que la cartouche retombe mollement sur le sol, Jean-Guy ouvre à son tour le tiroir de son bureau, et en sort un revolver chromé de calibre 38, avant de faire feu sur ses collègues, sourire en coin.

« Une fois qu’il a eu fini de tirer, il a soufflé sur l’extrémité de son revolver, et a fait un geste avec les doigts au-dessus de sa tête, comme les cow-boy le font dans les westerns. Sauf que, comme Jean-Guy n’avait pas de chapeau, ça a eu moins d’impact. Ensuite, il s’est rassis, et a remis son revolver dans son tiroir », a également expliqué Véronique.

Prévenus par des voisins ayant entendu des coups de feu, les secours ont découvert la scène de crime quelques minutes plus tard : 3 cadavres gisaient ainsi au milieu de la pièce, et deux autres personnes, blessées à l’épaule et au genou, étaient assises derrière leur ordinateur, répétant inlassablement « qu’il fallait absolument terminer le dossier Anton avant de partir en week-end ».

Pour l’heure, le mystère reste entier. Jean-Guy a-t-il  cédé à une attaque de stress et délibérément tué ses collègues de bureau, n’a-t-il pas compris qu’il s’agissait de tirer avec des balles en mousse, ou a-t-il simplement voulu épicer le jeu ? Selon les premiers éléments de l’enquête, l’employé subissait depuis quelques temps  un stress continu, et avait du mal à s’intégrer à l’équipe.

Source de l’image à la Une : Flickr (Helgi Halldórsson)

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