Feel Good Manager : zoom sur un métier en plein essor

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Très présent aux États-Unis, fréquent en Allemagne (du moins, dans les startups berlinoises), mais encore assez peu croisé en France : le Feel Good Manager (aussi appelé Chief Happiness Officer) est, si l’on se contente de traduire, un professionnel du management qui a la responsabilité du bien-être de ses collaborateurs. Ses armes ? L’écoute, la proximité, le service… autant d’éléments à même d’attirer les talents et de favoriser la productivité.

Le rôle du Feel Good Manager

Le Feel Good Manager, ou FGM pour les intimes et les initiés, est un professionnel dont le rôle est de s’assurer que ses collaborateurs ne manquent de rien et viennent travailler avec le sourire. En cela, il se situe un peu entre le psychologue d’entreprise… et l’animateur !
Censé mettre en valeur les collaborateurs d’une entreprise, favoriser la communication interne, faire naître ou entretenir l’esprit d’équipe, il dispose peu ou prou d’une liberté totale pour appliquer sa « politique du bien-être en entreprise » :

  • des petites attentions gourmandes (fruits, cookies, boissons fraîches, croissants…) ;
  • des événements internes festifs (anniversaires, belles réussites…) ou non (team building…) ;
  • l’introduction d’une dose de gamification dans le quotidien ;
  • des services comme une conciergerie…

In fine, le Feel Good Manager doit parvenir à créer une atmosphère agréable dans l’entreprise, et instaurer un univers serein pour les collaborateurs. L’idée ? Les motiver et augmenter leur productivité.

De l’importance d’être heureux au travail

Car toutes les études, au-delà du simple sens, sont formelles : les employés heureux sont plus productifs que ceux qui ne le sont pas — ou qui ne le sont pas assez. En témoignent les chiffres produits en 2014 par le département d’économie de l’Université de Warwick, au Royaume-Uni : selon les chercheurs qui se sont intéressés au bonheur sur le lieu de travail, le simple fait d’être heureux augmenterait la productivité de près de 12 % !

À l’inverse, le baromètre d’IPSOS révélait en 2010 que 42 % des salariés estimaient que leur mal-être pouvait affecter leurs performances. L’ANACT (Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail) va dans le même sens : selon elle, en améliorant les conditions de travail des salariés, toute entreprise peut faire baisser son taux de turn-over de 7 %, et constater que ses accidents du travail ont été divisés par deux. Il serait également possible de faire baisser le taux d’absentéisme à 3,4 %, contre 7 % de moyenne nationale.

Enfin, une autre étude venue celle-ci d’Angleterre indique que 60 % des employés se sentent plus motivés au travail quand leur patron a à cœur de prendre en charge leur bien-être psychique, au bureau par exemple. Il n’y a donc que des « bonnes raisons » de se lancer dans le Feel Good Management !

Une arme pour le recrutement

En plus d’augmenter la productivité des employés, le Feel Good Manager est par ailleurs devenu, aux États-Unis et en Allemagne, un véritable argument pour parvenir à recruter les talents les plus demandés. Une façon efficace de compléter, par exemple, une politique salariale avantageuse…

Les exemples de Feel Good Management ont ainsi tout d’abord été croisés dans l’univers des startups. De quoi parlons-nous ? De l’ambiance « détendue » qui semble régner dans les bureaux, et où les salles de réunion ont été associées à des salles de détente parsemées de canapés, de poufs ou encore de tables de ping-pong pour accueillir les salariés qui souhaiteraient se changer les idées avant de repartir sur un dossier… Exit, le design triste des open space sans âme : place aux murs tagués à la craie, au plancher en parquet chaleureux, et aux espaces lumineux séparés par des vitres !

Depuis peu cependant, les grands groupes se mettent également au Feel Good Management — sans pour autant tous recruter un manager pour cette fonction précise. Google, par exemple, porte une attention toute particulière au moral de ses employés et leur offre un cadre agréable, jeune et dynamique (jeux, salles de repos, transports personnels, innovations en avant-première…). Un précurseur avant la généralisation de la tendance ? L’avenir nous le dira !

Et vous, qu’attendriez-vous d’un Feel Good Manager ? Seriez-vous prêt à recruter un tel professionnel ? Exprimez-vous dans les commentaires !

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