Réalité virtuelle : à quoi peut-elle servir dans un cadre professionnel ?

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La réalité virtuelle est attendue comme l’une des prochaines grandes révolutions, de celles qui feront naître de nouveaux usages et offriront des fonctionnalités réservées jusque-là à la science-fiction. Pourtant, si les applications ludiques des Samsung Gear VR, Oculus Rift et autres Microsoft Hololens ont déjà fait le tour des médias, on attend toujours d’en savoir plus sur ce que pourra apporter la réalité virtuelle à la sphère professionnelle. Revue de tendances.

Réalité virtuelle ou augmentée, qu’est-ce que c’est ?

Cette technologie permet de simuler un environnement créé de toutes pièces (réalité virtuelle) ou de superposer une création virtuelle à un environnement déjà existant (réalité augmentée) via des lunettes ou un casque. Le smartphone peut également être le vecteur des réalités virtuelles et augmentées, soit en superposant des éléments numériques à ce qu’affiche la caméra de l’appareil, soit en s’insérant dans un support, pour être transformé en casque VR — c’est ce que propose, notamment, Google, avec ses Cardboards.

Il ne s’agit pas uniquement d’être spectateur : l’utilisateur peut interagir avec son environnement. D’autres dispositifs numériques peuvent alors être nécessaires, pour pousser au maximum l’immersion et la reproduction des mouvements.

L’outil de l’efficacité en interne ?

En entreprise, à quoi peut bien servir la réalité virtuelle ? Elle pourrait tout d’abord aider à améliorer les réunions, en permettant aux absents (du moins, à ceux qui n’ont pas pu faire le déplacement) de participer activement malgré tout. C’est ce que teste en ce moment Microsoft avec son casque HoloLens et sa technologie Holoportation. Le concept ? Grâce à plusieurs caméras installées dans les coins d’une pièce, l’image et les mouvements de l’intervenant absent vont être retransmis, en direct, aux personnes présentes à l’événement, équipées de casque HoloLens. Elles verront apparaître la personne absente dans la pièce, sous la forme d’un hologramme !

Autre option : l’enrichissement du poste de travail. C’est ce que propose une solution comme GetSpace.io. Celle-ci permet, au sein d’un casque VR, de voir et de manipuler différentes fenêtres (des pages Web, des applications, des modèles 3D…), en s’affranchissant donc des contraintes d’un écran classique. Une belle promesse pour l’efficacité au travail en jouant sur la gamification !
En interne, la réalité virtuelle pourrait également limiter les déplacements des collaborateurs. Par exemple, il suffirait d’envoyer une seule personne sur place, chargée de filmer avec une caméra 360 degrés, quand les autres se contenteront de « visiter » les lieux en direct via leurs casques… Une application qui semble tout particulièrement pertinente pour les métiers liés au secteur du bâtiment, les architectes notamment.

Et en externe ?

La réalité virtuelle pourrait ne pas s’arrêter à un rôle interne. En externe, elle a également, potentiellement, beaucoup à apporter. Elle pourrait, par exemple, permettre à un collaborateur potentiel de se rendre compte concrètement de la réalité de son futur poste dans l’entreprise via une simulation.

Elle permettrait aussi de couvrir plus largement les salons professionnels, en proposant des vidéos 360 degrés des stands, comme l’a fait Microsoft lors de son événement Windows Cube. Voire, si l’on va plus loin, aux acheteurs potentiels de tester un produit, comme s’ils l’avaient entre les mains !

Quelques limites tout de même

La réalité virtuelle est pleine de promesses, que ce soit en utilisation interne ou en communication externe. Elle demande néanmoins une « killer app » pour être incontournable et dépasser le statut de gadget.

De plus, quid du bien-être ressenti par les collaborateurs dans leur espace de travail ? À ce sujet, l’exemple de GetSpace.io est symptomatique : que peut-on ressentir si l’on passe toute une journée entouré de fenêtres de navigateur Internet, de documents Word, ou de tableaux sous Excel ? Le risque de stress au travail semble assez important… faisant perdre tout l’intérêt qui peut exister s’agissant de la productivité !

Autre limite : le prix du matériel. Ainsi, si les casques basiques ne coûtent « que » quelques centaines d’euros (voire dizaines pour ceux qui ne font que servir de support au smartphone), les prix peuvent vite s’envoler (on pense notamment au casque HoloLens, qui s’affiche à plus de 3 000 $), ce qui est un frein énorme à leur adoption par les professionnels !

Bien sûr, la réalité virtuelle n’en est encore qu’à ses débuts. Il convient donc de surveiller ses possibilités de très près… Et vous, que pensez-vous de la réalité virtuelle ? Y voyez-vous déjà des possibilités en entreprise ? Donnez-nous votre avis dans les commentaires !

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